Les jeunes diplômés rêvent-ils du statut cadre ? La réponse est non, au sens où les jeunes générations ne distinguent pas comme leurs aînés, au sein des organisations productives, des courroies de transmission entre le patronat et l’ouvrier. Le monde est devenu plus complexe que celui des années soixante. Avant tout statut, les jeunes cherchent un emploi, entendu que le diplôme ne protège plus de l’exclusion. Cependant, ces jeunes souhaitent être employés avec la reconnaissance de leurs diplômes et de l’expérience qu’ils ont acquise. Ils souhaitent avoir un travail correspondant à leur qualification et ils parlent plus généralement du métier qu’ils ont que du fait d’être cadre : « je suis ingénieur » ou « je suis consultant » ou « je suis informaticien »… Pour construire l’entreprise, le travail, la société de demain, il est important de comprendre les attentes et les perspectives des jeunes aujourd’hui. Le but n’est pas de faire du « jeunisme » car ces jeunes ont une volonté de faire avec les salariés présents sur le lieu de travail. Il n’est pas non plus question de parler de « génération y » ou « génération z » car ces termes sociologiques ne font qu’étudier une catégorie de personnes sans les laisser elles-mêmes s’exprimer ou dire ce qu’elles veulent. Depuis le lancement en Ile-de-France d’une offre de service spécifique pour les jeunes en fin de cursus et les jeunes cadres en début de carrière, la CFDT Cadres organise une fois tous les deux mois un « afterwork ». L’idée est d’offrir un espace de dialogue sur l’activité. « C’est quoi le travail idéal ? », « pourquoi quitter ou rester dans mon entreprise ? », « un travail, oui et après ? »... sont autant de thèmes abordés lors de ces échanges en présence à chaque fois d’un ou deux cadres en activité. Tém