LOBBYING ET RÉSEAUX DES CADRES CANADIENNES

Année 2000 - Revue n°391

Une table ronde sur les outils de l’égalité professionnelle organisée par l’ambassade du Canada à Paris a permis de découvrir des approches intéressantes de nos cousines d’outre-Atlantique. Après nous avoir donné le concept de « plafond de verre », les Nord-américaines ont inventé le concept de « plancher collant », pour exprimer la difficulté de quitter les échelons inférieurs des filières professionnelles.

Des évolutions comparables en France et au Canada

Les réalités observables dans les statistiques des deux pays font apparaître des réalités souvent semblables.

Des politiques différentes dans les deux pays : respect des droits individuels au Canada, rôle de l’Etat et des acteurs sociaux en France

Dans leur recherche de solutions, la France et le Canada adoptent des méthodes par moment semblables, par moment différentes.

Dans les deux cas, on réfléchit au rôle de la loi comme outil de modification des comportements sociaux et économiques (loi Roudy sur l’égalité professionnelle, loi canadienne sur l’équité en matière d’emploi).

Mais les lois sont d’inspirations sensiblement différentes. L’approche française universaliste, centralisatrice et soucieuse d’équité entre les groupes1 interroge la pratique canadienne extrêmement décentralisée et préoccupée du respect des droits des individus et du droit à la différence, associée à un appareil judiciaire puissant.

A consulter : le site de l’ambassade du Canada à Paris <http // :www.amb-canada.fr.>

1 : Cf. rapport récent sur l’égalité professionnelle réalisé par Catherine Genisson pour le gouvernement.

2 : Cf. article de Marie-Thérèse Chicha dans le cahier n°2/1997 du groupement de recherches Marché du travail et genre.

3 : Cf. guide de la négociation collective élaborée par un groupe de travail tripartite en cours de publication.

4 : N’oublions cependant pas le réseau EUROCADRES des femmes managers.

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