Les cadres supérieurs de l’administration pourront-ils bénéficier de la réduction du temps de travail en 2002 ? La réduction du temps de travail prévue par le décret du 25 août 2000 ne se fera-t-elle pas au contraire au détriment des cadres supérieurs qui devraient pallier par un surcroît de travail la réduction du temps de travail de leurs collaborateurs ?

Aujourd’hui les cadres supérieurs des trois fonctions publiques (Etat, collectivités locales, hôpitaux) travaillent beaucoup, travaillent trop. Un état des lieux précis de cette situation devrait être établi.

Les participants de l’atelier souhaitent que le nombre de cadres qualifiés de « cadres dirigeants » pour lesquels la réduction du temps de travail ne s’appliquera pas soit aussi limité que possible et que la quasi-totalité des cadres supérieurs arrivent grâce à la réforme de l’aménagement et de la réduction du temps de travail (ARTT) à réduire leur temps de travail, même si ce temps de travail reste supérieur à 35 heures par semaine. Mais cela est un exercice difficile.

Les enjeux de la réforme de l’ARTT sont grands : pour la qualité de vie des cadres, pour la capacité de l’administration à recruter sur les emplois supérieurs, mais surtout pour la réforme de l’administration elle-même : la réduction du temps de travail ne sera possible que si l’administration s’organise différemment, s’organise mieux, pour remplir ses missions. Il s’agit donc d’utiliser la réforme de l’ARTT comme levier pour la réforme de l’administration. Et cette réforme ne sera possible qu’à travers un renforcement du dialogue social dans toutes les administrations, de manière très déconcentrée.

Cette réforme nécessite une remise à plat des modes de fonctionnement des administrations et notamment :