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André Gorz
André Gorz

Né en 1923, André Gorz a donné avec Le Traître (1958), préfacé par Jean-Paul Sartre, une autobiographie remarquée. Critique du capitalisme quotidien (1973) puis Ecologie et politique (1975) font de sa pensée l’une des références de la démarche réformiste en France : Misère du présent, richesse du possible (1997) est apparu à cet égard comme une relance. Il a observé les Métamorphoses du travail (titre d’un ouvrage publié en 1988), s’intéressant notamment à l’apparition d’un « capitalisme cognitif » qui interroge la nature même du capitalisme : la connaissance a-t-elle une valeur d’échange ? L’Immatériel. Connaissance, valeur et capital, paru en 2003 chez Galilée, est largement consacré à cette question.

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La personne devient une entreprise
Note sur le travail de production de soi
La valeur d’une entreprise se mesure aujourd’hui à la qualité de son personnel, à ce « capital humain » dont on ne connaît pas au juste le véritable propriétaire : l’entreprise, les personnes, ou la société dans son ensemble ? Toujours est-il que l’entreprise tend aujourd’hui à contrôler la production de ce capital, en déplaçant son attention de l’activité de travail proprement dite à la production de soi. Plus largement, c’est l’économie qui investit aujourd’hui ce domaine,
André Gorz
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