La recherche publique est la part de la recherche scientifique organisée et financée par l’État. Elle s’organise autour de nombreux champs publics (enseignement bien sûr, mais également la défense, la santé, l’agriculture…) via des ministères et des établissements publics. Nous voudrions ici nous interroger sur le rapport aux conditions d’exercice du métier.

Quand on parle de recherche, les enjeux traditionnels sont les politiques publiques et les moyens qui lui sont attribués. L’Europe préconise ainsi un effort de 3 % du PIB à lui attribuer. On en est loin, mais attention aux discours misérabilistes, il y a aussi des équipes mieux dotées que les autres qui émargent aux appels à projet sur des sujets porteurs (santé, spatial, environnement…) quitte à conserver des sujets en gestation en parallèle jusqu’à ce que l’un de ceux-ci émerge et devienne à son tour « porteur ». Ces équipes ont assez de moyens pour recruter des CDD, thésards et aller en congrès que ce soit en physique ou en sciences humaines. Il y a des équipes moins riches mais qui fonctionnent et mutualisent. Et puis il y a des équipes pauvres, des chercheurs qui peinent à trouver des moyens. Dans ces cas-là, on voit toute sorte de situations où les questions de gouvernance et de gestion des collectifs prennent une place quelquefois envahissante, des difficultés qui passent au second plan quand les mangeoires sont pleines mais qui deviennent criantes quand elles sont vides. Alors les chevaux se battent !

Les questions de gestion des collectifs de recherche ont été longtemps assez peu documentées comme si la recherche était dans l’ombre d’elle-même. Ces questions sont désormais traitées par les organisations syndicales qui s’outillent et font de l’accompagnement. A part la question du management (confié à des agents à haute technicité mais pas du tout recrutés sur des compétences de leader) comme dans toutes