La cohésion sociale implique deux notions, celle d'appartenance et celle de reconnaissance : appartenance à une même communauté et reconnaissance de ce fait.

Or cette cohésion sociale est menacée dans notre pays. Il est donc nécessaire de prévoir une refonte de l'action publique et la nation tout entière doit être appelée à mettre à jour et à réactiver les valeurs partagées qui lui donnent existence et sens.

Mais aujourd'hui la pauvreté progresse malgré la production d'un niveau appréciable de richesses en France. Le problème c'est qu'elles sont inégalement produites et inégalement réparties. Il faut les distribuer autrement.

Traiter les problèmes au niveau local peut avoir une certaine efficacité grâce aux effets de proximité. Des dynamiques territoriales positives du point de vue de la revitalisation de l'économie et de l'emploi peuvent se déclencher. Toutefois, les mutations de l'économie ont placé le territoire dans une logique de compétitivité, d'où les risques relevés par le groupe « cette situation - qui, d'une certaine manière, consacre le triomphe de l'émulation sur l'intégration, au détriment de la solidarité - pose de façon cruciale le problème de la péréquation des ressources à toutes les échelles du territoire ».

Pour éviter que le local ne devienne un espace du repli identitaire il faut que ces initiatives, ces projets territoriaux participent de l'élaboration et de la mise en œuvre d'un projet global de société.

Dans sa conclusion, le groupe affirme qu'il y a urgence à redonner sens à notre action publique et insiste sur la dimension culturelle, aujourd'hui négligée, de la cohésion sociale. Il faut réactiver les valeurs d'échange et de solidarité. Le sens du partage, c'est-à-dire des droits et des devoirs, doit l'emporter sur le chacun pour soi.

Et « c'est d'abord sur la vraie richesse des territoires, celles des hommes qui y vivent, que nous devons refonder notre contrat social, et nous devons refuser de laisser le seul marché - a fortiorile marché mondial - s'en charger ».

On ne peut qu'acquieser.