Pour un expert ou un manager, le travail est défini par des missions d’expertise et/ou de management. Il ou elle négocie les moyens et le temps pour y arriver. Sinon, on est dans un travail d’exécution. La dimension temps de travail n’est pas en elle-même déterminante de l’activité d’encadrement. Les journées à rallonge pour les managers ont toujours existé (même si on observe une amplification du travail avec les nouvelles technologies) : une journée à la disposition des autres et une fin de journée pour soi à laquelle s’ajoute une très forte culture française du « surprésentéisme » : « je commence à travailler le soir », « je ramène du travail chez moi », etc.

Un salarié, a fortiori un manager, ne travaille pas de façon continue du fait de la diversité des outils (notamment numériques). Chacun a sa propre logique, sa propre temporalité (il faut reprendre l’ensemble des éléments pour reprendre l’activité et cela nécessite du temps et de l’investissement intellectuel). De plus, le travail aujourd’hui nécessite d’avoir des informations des autres et les échanges sont une caractéristique du métier de manager. Être dans le « flow » est gratifiant et efficace lorsqu’on tient le rythme, mais on ne peut être efficace 24H/24. Tout ne repose pas entièrement sur vous et vous ne pouvez pas tout organiser. Il faut donc différencier ce qui dépend de vous et ce qui dépend de votre métier, avoir un regard différent sur votre temps et sur les contraintes de gestion.

Gérer la charge de travail et les équilibres de vie

Dans les métiers intellectuels où les facteurs organisationnels et psychologiques sont essentiels, il faut faire émerger le ressenti. Les critères cognitifs étant prégnants et incertains, il faut être attentif au sentiment d’avoir (ou de ne pas avoir) les m