Souvent précurseurs dans les questions de société, les pays du Nord, comme le Danemark, la Norvège, l’Islande ou la Suède ont introduit depuis longtemps des dispositifs sur le congé de paternité.

Certains pays latins, comme l’Italie ou la Grèce, continuent de privilégier le congé de maternité. Un troisième groupe enfin, auquel appartiennent l’Espagne et l’Allemagne, est en pleine évolution sur la question du congé des pères.

En réalité, partout en Europe, et même dans les pays du Sud, l’évolution des pratiques en matière de congé de paternité est forte.

Les pays du Nord

Au Danemark, les pères bénéficient depuis 1984 d’un congé de paternité de deux semaines, rémunéré à 100 % du salaire et plafonné à 100 euros par jour. Le système est financé par la sécurité sociale et le différentiel éventuel est pris en charge par l’entreprise s’il y a un accord collectif qui le prévoit.

Les municipalités prennent en charge la moitié du coût des huit premières semaines de congé de maternité ; l’autre moitié est prise en charge par le système de sécurité sociale national. Ces dernières ont mis en place avec des employeurs privés un fond de financement du congé obligatoire pour le privé depuis 2006. 89 % des pères utilisent le deux semaines du congé de paternité. En 2008, d’après une enquête de notre homologue danois, le syndicat HK *, les pères prennent 3,7 semaines de congé par naissance, et les femmes près de 40 semaines.

Plus la convention collective ou d’entreprise garantit un bon niveau d’indemnisation du congé, plus le congé pris effectivement par les pères est long. D’autre part, plus le niveau d’études des femmes est élevé, plus le pourcentage des pères qui prennent le congé l’est aussi. Nos collègues danois demandent au