Mon engagement syndical au niveau européen et international remonte aux années 2000. Un choix personnel mais avant tout collectif, car mandaté par une organisation qui a fait le choix d’investir dans cet espace. Il n’est pas toujours facile d’exprimer en quoi cet investissement profite à l’organisation nationale et à ses militants et adhérents. Mais à y regarder de plus près avec le recul de quelques années, les retombées sont diverses, entre nouvelle approche de services aux adhérents, grilles d’analyse et de revendications pour les militants, retours d’expériences, de coopérations qui nous permettent de prendre un peu de distance, de relativiser certaines situations nationales. Certes, il y a bien une certaine lourdeur institutionnelle, des avancées souvent jugées trop lentes, une lutte des places entre organisations pour glaner tel ou tel titre...

Une fois fait abstraction de tout cela, je voudrais par quelques exemples concrets rendre compte du retour sur cet investissement pour l’organisation, mais aussi sur un plan personnel et professionnel, surtout lorsque cet engagement précède comme cela a été le cas pour moi une responsabilité de Secrétaire général de la CFDT Cadres.

Des projets très concrets

Pour être efficace, une approche par projet m’a toujours semblé pertinente. C’était déjà mon vécu professionnel avant de m’engager dans cette aventure internationale où j’ai partagé mon temps entre Paris, Bruxelles, et quelques pays sur chacun des continents.

Les projets n’ont pas manqué : Mobilnet (au sein d’Eurocadres) pour la mobilité des cadres et la reconnaissance des diplômes et qualifications en Europe, Engcard pour une carte d’identité européenne des ingénieurs, IT Forum pour un appui conseil au développement de la syndicalisation dans les milieux des jeunes diplômés en informatique en Inde, « Managing