La CFDT Cadres s’est engagée depuis longtemps dans le combat pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes cadres. Comme pour toutes les catégories de salariés, malgré de très nombreuses lois pour favoriser, voire imposer l’égalité professionnelle, les chiffres sont têtus et les inégalités professionnelles perdurent.

Elles sont encore plus marquées en termes de carrière et de rémunération pour les cadres. En matière de rémunération, c’est pour les femmes cadres qu’on mesure le plus grand écart de rémunération à qualification et poste équivalents, notamment à partir de 35/40 ans où les écarts dépassent alors 30 % tant dans le secteur privé que dans le secteur public. En termes d’accès aux postes de responsabilité, il faut souvent le recours aux systèmes de quotas pour permettre aux femmes cadres d’y trouver leur place et ces discriminations pèsent sur le montant de leur retraite.

Si depuis tant d’années, les choses n’évoluent pas ou si peu, la preuve est ainsi faite des limites des seuls dispositifs réglementaires ou législatifs. Une loi de plus n’y changera rien. il est nécessaire de changer de stratégie.

Le risque parental ne concerne aujourd’hui que les femmes

Les travaux des chercheurs publiés dans la revue de l’OFCE en juillet 20101 confirment le lien entre naissance des enfants et discrimination dans le travail. Or aujourd’hui dans le monde du travail pour les cadres, le « risque parental » se traduit essentiellement par le congé de maternité et ne concerne donc que les femmes (peu dans cette catégorie professionnelle de femmes cadres prennent un congé parental).

Je parle de « risque » car tous les chiffres le montrent : les écarts se creusent tant en matière de rémunération que de carrière