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Jacques Le Goff
Jacques Le Goff

Docteur en science politique - Maître de conférences de droit public à l'Université de Bretagne occidentale (en 1989) et vice-doyen de la faculté de droit de Bretagne Occidentale (en 2002)

18 articles

La subjectivation du travail
Entre renouveau et désalarisation
Le travail est à nouveau envisagé comme expérience d’accomplissement de soi. Mais les formes d’emploi se diversifient et se singularisent. Comment articuler la subjectivation du travail, la cohésion sociale et les nouvelles formes d’activités ? Bref regard rétrospectif. Il y a vingt-cinq ans, on croyait venue l’heure du reflux massif du travail1. Dans un livre provocateur, Guy
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Quand la parole prend corps
Une histoire du droit d’expression
Le droit d’expression, c’est celui d’être reconnu en tant que personne dans l’entreprise. Un droit individuel mais qui se construit collectivement. Les travaux de Jacques Le Goff montrent une histoire sociale rythmée par la recherche de l’émancipation des travailleurs à l’égard du contrat de subordination et de conditions de travail intenses, voire à l’institutionnalisation de la parole. On n’arr&
Jacques Le Goff et Laurent Tertrais
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Esprit, 1944-1982 les métamorphoses d’une revue
Imec, 2005. 463 pages, 35 euros
Quoi de plus riche que l’histoire d’une revue pour se replonger dans les débats d’une époque ? Et tout spécialement lorsqu’il s’agit d’Esprit, revue parmi les plus anciennes (depuis 1932) et les plus attachées aux valeurs du pluralisme au sein même d’une équipe rédactionnelle remarquable de diversité. Goulven Boudic, dans un ouvrage passionnant consacré à la période 1944-1982, retrace la manière dont est analys
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Une révolte morale
En deux mois, si tout a été dit des ressorts sociaux de la protestation anti-CPE, sa dimension morale paraît, en revanche, avoir été largement sous-estimée, comme enfouie sous les critiques juridiques et politiques qu’appelait cette mauvaise réponse à une vraie question. Quel fut, en effet, le déclencheur décisif du mouvement ? La brutalité de la méthode ? Probablement. La fermeture de l’horizon professi
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Changer le travail... oui mais ensemble
Anact, 2005. 510 pages, 38 euros
Les ouvrages sur le travail et les profonds changements qui l’affectent sont légion, à la limite de l’overdose. D’autant que nombre d’entre eux se bornent à ressasser à l’infini les mêmes constats. Ce n’est pas le cas de ce livre très ambitieux dont la visée est de saisir les déterminants et les ressorts des stratégies résolues et concertées d’évolution du travail. Pari tenu avec un brio qui le doit à la qualité de deux auteurs t
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Quelle démocratie voulons-nous ? pièces pour un débat
La Découverte, 2006. 140 pages., 8 euros
L’utopie démocratique n’est pas morte ! C’est le message que porte ce petit livre rebelle à la résignation face à la « logique incontrôlable du capitalisme spéculatif ». Il entend contribuer à l’ouverture d’« un nouvel espace horizontal d’expérimentation sous le signe de l’utopie » (Jean-Louis Laville). Horizontal. Quel mot révélateur de l’interrogation aujourd’hui dominante dans le champ politique !
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Prévention des licenciements ou licenciement de prévention ?
Un licenciement collectif jugé légitime dans une entreprise pourtant en bonne santé économique ? L’arrêt rendu par la Cour de cassation le 11 janvier dernier a fait couler beaucoup d’encre. notre ami Jacques Le Goff, professeur de droit du travail à l’université de Brest, revient ici sur une logique juridique moins étonnante qu’elle n’y paraît, mais qui peut ouvrir la voie à des abus. La recherche de renseignement
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Autorité et pouvoir
Il est un usage proliférant du vocable d’« autorité » qui masque de sa surabondance l’énigme de la réalité visée. Car il y a un mystère de l’autorité approfondi par notre culture démocratique aussi prompte dans sa contestation que dans son assimilation abusive à une forme de pouvoir. Or justement, explique Myriam Revault d’Allones, l’autorité n’est en rien synonyme de « pouvoir » pour la raison qu’elle ne s’ex
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L’individualisme est un humanisme ?
Editions de l’Aube, 2005. 124 pages., 10,90 euros
Cet autre petit livre complète très heureusement le précédent. En amont du questionnement politique, il s’interroge sur la nature et la portée de la culture individualiste devenue la respiration normale de notre société par achèvement du processus amorcé en 1789. Singly refuse la posture habituelle de censeur pour souligner au contraire le riche potentiel de cette considérable mutation. Il refuse en particulier d’opposer ter
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Le malheur français
Flammarion, 2005. 141 pages, 12 euros
Dans la veine de Péguy, Bernanos et autres polémistes vif-argent, Jacques Julliard est familier de ces coups de sang qui nous valent à périodicité irrégulière de petits essais coups de gueule nullement fielleux mais toujours mordants, acérés et d’une belle vigueur roborative. Peu lui importent les attaques et faux-procès que lui vaudront ses positions anti-conformistes. Le « politiquement correct » n’est pas sa tasse de thé. Il lui pré
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Le travail nous est compté la construction des normes temporelles du travail
La Découverte, 2005. 350 pages, 28 euros
L’histoire de la société industrielle et de son droit du travail est pour une part centrale celle du contrôle d’un temps de travail de plus en plus décompté, mesuré et vidé de cette dimension subjective qui en faisait auparavant un espace de relative maîtrise (temps du rural qui sait « prendre » son temps, temps de l’artisan…). Le chronomètre est passé par là et avec lui Taylor et Bedaux (cf. les beaux textes de Simone Weil et Georges
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La joie de l’étonnement
Pour saluer Paul Ricœur
« Je me revois, en 1950, dans le jardin des Murs blancs, à Châtenay-Malabry, ignorant qu’un jour j’habiterais ici, et le visage en pleurs ». Emmanuel Mounier, le fondateur de la revue Esprit, venait, en effet, de disparaître brutalement à 45 ans. Paul Ricœur dont il était déjà si proche, ne cache pas sa douleur. Une douleur qui est aujourd’hui la nôtre à l’heure de sa propre mort, à 92 ans, dans cette propriété des Murs blancs où il vivra plus d’un demi-siècle en par
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Le défi social de l’europe à 25
Une lecture rapide
Les bonnes synthèses sur l’Europe sociale et ses perspectives sont suffisamment rares pour saluer celle de Daniel Vaughan-Whitehead, un conseiller à l’Organisation internationale du travail (L’Europe à 25. Un défi social. La Documentation Française, 2005. 176 pages, 14 euros). Quel pourrait être l’impact du passage de l’Europe des 15 (UE 15) à celle des 25 suite à l’entrée des nouveaux Etats membres (NEM&nb
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La méthode, 6 ethique
Le Seuil, 2004. 240 pages, 10 euros.
« Travailler à bien penser, c’est le principe de la morale ». Edgar Morin a fait sienne, dès le début, la maxime de Pascal. On n’est donc pas surpris de l’élargissement du fleuve éditorial inauguré il y a près de soixante ans en éthique conclusive du grand œuvre, La Méthode, dont elle constitue le sixième volume. De « l’éthique de la pensée » à la « pensée de l’éthique », la ligne était tracée.
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Le souci de l’autre
Laffont, 2004. 223 pages, 18 euros
Dans ce plaidoyer pour une « médecine humaine » se retrouvent le tact et la conviction de M. de Hennezel, connue pour ses textes forts sur la fin de vie. Psychologue à l’hôpital, l’auteur a enquêté durant deux ans dans les services. Elle en retire deux enseignements essentiels : d’abord, l’indispensable globalisation de l’approche du patient comme condition de prise en compte de l’exigence de dignité : là où il n’est qu’un co
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Une place nouvelle pour l’acteur individuel confiance, expression, responsabilité
Le « retour de l’acteur », selon l’expression d’Alain Touraine, restera l’une des mutations les plus spectaculaires et les plus ambiguës des trente dernières années. Car l’acteur en question n’est plus le grand acteur collectif animateur des mouvements sociaux. C’est l’individu en tant qu’héritier du mouvement d’émancipation impulsé il y a deux siècles. Semblable évolution pourrait signer l’accès de la démocratie à sa pleine maturité si, dans le même temps, on ne s’avisait de
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L’entreprise et les libertés du salarié. du salarié-citoyen au citoyen-salarié
Liaisons sociales, « Droit vivant », 206 pages, 2003
L’époque n’est pas si lointaine où la question des libertés et droits fondamentaux dans l’entreprise ne revêtait, pour bien des chefs d’entreprise, rigoureusement aucun sens. « Dans l’entreprise, estimaient-ils, on n’est pas là pour bavarder, échanger ou débattre. Il y a des lieux pour cela…! ». Conséquence : le statut de citoyen se dissolvait dans celui de salarié. On n’en est plus là, Dieu merci ! Longtemps
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Vers un devoir de critique ?
Formes et limites du droit d’expression
Pour bien des chefs d’entreprise il va encore de soi qu’un cadre, comme un ministre, « ça ferme sa g… ou ça démissionne ». Loyauté voire loyalisme font à leurs yeux loi… du silence sur la base du postulat : plus de responsabilité = plus de loyauté = moins de droit d’expression critique. Entre responsabilité et expression, le rapport serait d’irréductible antagonisme. Au seuil du statut de cadre, le droit commun des libertés fondamentales devrait donc céder et e
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