Le monde du travail est de plus en plus excessif, entre télétravail improvisé, expansion de la précarité, surinvestissement plus ou moins choisi pour certains, épuisement professionnel pour d’autres. Le sens du travail est questionné avec en particulier un sentiment d’inutilité qui n’est plus si rare. Avant la crise de 2020, l’enjeu de l’équilibre de la charge concernait la moitié des salariés. Comment, au-delà des obligations de santé-sécurité des employeurs, prendre du recul sur ce qui pèse sur les travailleurs et en particulier les cadres notamment lorsqu’ils sont dans un rôle de managers ? Les salariés sont à la fois plus mobiles, plus autonomes et plus contrôlés. Les prescriptions du travail, notamment les contraintes de rythme et de qualité, s’accentuent alors que le contenu du travail devient plus complexe. Le travail doit faire l’objet d’une discussion élaborée : ce qui est demandé, le système de contraintes qui s’impose, ce que cela demande au salarié, les arbitrages qu’il effectue, les moyens qu’il développe, l’évaluation qu’il fait de sa propre situation…